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mardi, 22 mai 2007

Quatre murs et un toit

Quatre murs et un toit

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Un terrain vague, de vagues clôtures, un couple divague sur la maison future.

On s'endette pour trente ans, ce pavillon sera le nôtre,

et celui de nos enfants corrige la femme enceinte.

Les travaux sont finis, du moins le gros oeuvre,

ça sent le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve.

 

Le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve.

 

Des ampoules à nu pendent des murs, du plafond,

le bébé est né, il joue dans le salon.

On ajoute à l'étage une chambre de plus, un petit frère est prévu pour l'automne.

Dans le jardin les arbres aussi grandissent, on pourra y faire un jour une cabane.

 

On pourra y faire un jour une cabane.

 

Les enfants ont poussé, ils sont trois maintenant,

on remplit sans se douter le grenier doucement.

Le grand habite le garage pour être indépendant,

la cabane, c'est dommage, est à l'abandon.

Monsieur rêverait de creuser une cave à vins,

Madame préfèrerait une deuxième salle de bain.

 

Ça sera une deuxième salle de bain.

 

Les enfants vont et viennent chargés de linge sale,

ça devient un hôtel la maison familiale.

On a fait un bureau dans la p'tite pièce d'en haut,

et des chambres d'amis, les enfants sont partis.

Ils ont quitté le nid sans le savoir vraiment,

petit à petit,vêtement par vêtement.

 

Petit à petit, vêtement par vêtement.

 

Ils habitent à Paris des apparts sans espace,

alors qu'ici il y'a trop de place.

On va poser tu sais des stores électriques,

c'est un peu laid c'est vrai, mais c'est plus pratique.

La maison somnole comme un chat fatigué,

dans son ventre ronronne la machine à laver.

 

Dans son ventre ronronne la machine à laver.

 

Les petits enfants espérés apparaissent,

dans le frigo, on remet des glaces.

La cabane du jardin trouve une deuxième jeunesse,

c'est le consulat que rouvrent les gosses.

Le grenier sans bataille livre ses trésors,

ses panoplies de cow-boys aux petits ambassadeurs,

qui colonisent pour la dernière fois la modeste terre promise,

quatre murs et un toit.

Cette maison est en vente comme vous le savez,

je suis, je me présente, agent immobilier.

Je dois vous prévenir si vous voulez l'acheter,

je préfère vous le dire cette maison est hantée.

Ne souriez pas Monsieur, n'ayez crainte Madame,

c'est hanté c'est vrai mais de gentils fantômes.

De monstres et de dragons que les gamins savent voir,

de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures,

"finis tes devoirs", "il est trop lourd mon cartable",

"laisse tranquille ton frère", "les enfants : à table !".

~~

Bénabar

 

"Voir petite vidéo dans ma colonne de droite" ...> >

et bonne soirée

18:45 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

Commentaires

Bonsoir Angélina,

Sais tu que ta note me plait, ellle apporte la vraie dimension à la maison, qui n'est pas un toit sur quatre murs, mais un tout rempli de vie, de rires et d'enfants.
Dans la nôtre dans le Val de Marne, vieille maison d'ouvrier agricole, basse et sombre, nous avions décrété qu'il était interdit de souiller les murs par des éclats de voix, par des querelles. Que ce soit entre adultes ou entre enfants. Ceux qui voulaient se disputer devaient sortir. Je me souviens de la tête d'un couple en visite, au bord de l'afrontement verbal, quand nous les avons invité à sortir vider leur querelle. Ici, les murs n'ont pas l'habitude d'entendre crier, leur avons nous dit ! Ils se sont calmés, penauds.

Je t'embrasse.

Le grillon

Ecrit par : christian | mardi, 22 mai 2007

Merci de m'écrire,moi non plus je n'aime pas les cris, ni les disputes, mais des enfants pleins la maison c'est un régale, j'ai élevé mes deux fils et ceux de mon conjoint en tout il y avait quatre gamins qui animaient la maison.Ils se sont mariés et j'attends les petits??La maison est un peu vide sans eux. bises

Ecrit par : Angelina | mardi, 22 mai 2007

C'est un texte tout simple mais qui donne à réfléchir : c'est quoi une maison, ma maison ?
Sans doute chacun a la maison à son image. Entre celle où tu pourrais manger dans les toilettes tellement c'est briqué et celle où il faut enjamber les cadavres de bouteilles... bon je plaisante !
Pour moi c'est un endroit de liberté : on peut crier, dormir à même le sol ou peindre le plafond en rouge ; du moment que ça ne fait de mal à personne.
Bonne journée Angelina
Bises. Monique
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Bien sûr que chez soi chacun fait ce qu"il veut.
Bises-Angelina

Ecrit par : monique-âne | mercredi, 23 mai 2007

Bon rien à ajouter

dominique

Ecrit par : dmerlen | mercredi, 23 mai 2007

Je n'aimais pas ce chanteur(Bénabar ),je n'avais pas vraiment écouté ses textes,dommage pour moi.
Merci Angélina et à bientôt.
La bonté déborde de vôtre blog.
A bientôt.
Amicalement.
jeanne.
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merci d'être passée , c'est vrai on ne fait pas assez attention aux textes des chansons, c'est pour cela que je les notes ce sont pour moi des poêmes qui parlent-amitiés Angelina

Ecrit par : jeanne | jeudi, 24 mai 2007

Je la connais cette chanson. Elle est extra chantée par Benabar. On vit ses chansons.. C'est simple, tendre, émouvant. Merci. Bises de miche

Ecrit par : miche | vendredi, 25 mai 2007