mercredi, 15 octobre 2008
Saint Preux
alliant les tendances classiques, populaires et contemporaines,
avec plus de trente millions de disques vendus à travers le monde."
C'est un petit village de Mervent en Vendée, qui a tissé la toile de fond de toute son inspiration musicale.
A six ans, il y compose sa première pièce pour orgue.
A 19 ans, en 1969, Saint-Preux participe au festival de Sopot en Pologne.
Il y dirige un orchestre symphonique qui interprète sa première grande composition,
"La valse de l'enfance". C'est alors qu'il reçoit le prix de la Presse internationale.
Durant son séjour, il compose le "Concerto pour une voix". En peu de temps, cette oeuvre arrive en tête des succès internationaux.
Pour en savoir plus, allez à l’adresse ci-dessous :
http://www.saint-preux.fr/fr/biographie.html
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Jeanne la Romantique
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jeudi, 02 octobre 2008
Guy de Maupassant
Guy de Maupassant naît en 1850. Ces parents divorcent alors qu'il n'a que 11 ans, il vit une enfance plutôt malheureuse. Il combat dans la guerre franco-prussienne et il étudie aussi le droit à Paris.
En 1880, le groupe d'écrivains naturalistes réuni autour de Zola dans sa maison de Médan publie un recueil, Les Soirées de Médan, auquel Guy de Maupassant participe avec sa nouvelle Boule de suif, qui rencontre un vif succès. D'origine normande, Maupassant, fonctionnaire à Paris, mène une vie agitée après la guerre de 1870. Flaubert le forme, le présente à Zola et lui donne l'occasion de collaborer à divers journaux. Il publie son premier roman, Une vie, en 1883. Trois ans après Bel-Ami (1885), Maupassant place en exergue de Pierre et Jean un essai sur "Le roman", où il défend la nécessité de représenter le réel avec vérité mais aussi avec originalité. Son œuvre, d'une incroyable fécondité, lui assure rapidement célébrité et fortune. Cependant, vers la fin des années 1880, sa santé se détériore. Après 1890, Maupassant est atteint de syphilis et meurt le 6 juillet 1893 dans la démence.
A lire: Une vie,
http://www.bacdefrancais.net/unevie.php
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Désirs
Le rêve pour les uns serait d'avoir des ailes,
De monter dans l'espace en poussant de grands cris,
De prendre entre leurs doigts les souples hirondelles,
Et de se perdre, au soir, dans les cieux assombris.
D'autres voudraient pouvoir écraser des poitrines
En refermant dessus leurs deux bras écartés ;
Et, sans ployer des reins, les prenant aux narines,
Arrêter d'un seul coup les chevaux emportés.
Moi ; ce que j'aimerais, c'est la beauté charnelle :
Je voudrais être beau comme les anciens dieux,
Et qu'il restât aux coeurs une flamme éternelle
Au lointain souvenir de mon corps radieux.
Je voudrais que pour moi nulle ne restât sage,
Choisir l'une aujourd'hui, prendre l'autre demain ;
Car j'aimerais cueillir l'amour sur mon passage,
Comme on cueille des fruits en étendant la main.
Ils ont, en y mordant, des saveurs différentes ;
Ces arômes divers nous les rendent plus doux.
J'aimerais promener mes caresses errantes
Des fronts en cheveux noirs aux fronts en cheveux roux.
J'adorerais surtout les rencontres des rues,
Ces ardeurs de la chair que déchaîne un regard,
Les conquêtes d'une heure aussitôt disparues,
Les baisers échangés au seul gré du hasard.
Je voudrais au matin voir s'éveiller la brune
Qui vous tient étranglé dans l'étau de ses bras ;
Et, le soir, écouter le mot que dit tout bas
La blonde dont le front s'argente au clair de lune.
Puis, sans un trouble au coeur, sans un regret mordant,
Partir d'un pied léger vers une autre chimère.
- Il faut dans ces fruits-là ne mettre que la dent :
On trouverait au fond une saveur amère.
Guy de Maupassant.
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La madone
Vous m'avez donné, Madame,
Un étrange chapelet
Qui m'a pris le coeur et l'âme
Comme un agile filet !
Où sont mes goûts de naguère ?
On me disait libertin !
Aujourd'hui je n'ai plus guère
Que des soifs de sacristain.
Je me prosterne et je prie,
Chaque jour à deux genoux,
La bonne Vierge Marie
Qui, d'en Haut, veille sur nous.
Je récite l'Angelus,
Brûlant d'une ardeur nouvelle !...
Mais ne vous étonnez plus...
Mon secret - je le révèle !
Au fond du ciel étoilé
La Vierge m'est apparue
Découvrant son front, voilé
Par un grand manteau de nue !
J'ai cru... N'ai-je point rêvé ?
Oui j'ai cru... Dieu me pardonne !
En bredouillant mes Ave
Que c'était vous la Madone.
Guy de Maupassant
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mercredi, 01 octobre 2008
Promenade à seize ans
La terre souriait au ciel bleu. L'herbe verte
De gouttes de rosée était encor couverte.
Tout chantait par le monde ainsi que dans mon coeur.
Caché dans un buisson, quelque merle moqueur
Sifflait. Me raillait-il ? Moi, je n'y songeais guère.
Nos parents querellaient, car ils étaient en guerre
Du matin jusqu'au soir, je ne sais plus pourquoi.
Elle cueillait des fleurs, et marchait près de moi.
Je gravis une pente et m'assis sur la mousse
A ses pieds. Devant nous une colline rousse
Fuyait sous le soleil jusques à l'horizon.
Elle dit : "Voyez donc ce mont, et ce gazon
Jauni, cette ravine au voyageur rebelle !"
Pour moi je ne vis rien, sinon qu'elle était belle.
Alors elle chanta. Combien j'aimais sa voix !
Il fallut revenir et traverser le bois.
Un jeune orme tombé barrait toute la route ;
J'accourus ; je le tins en l'air comme une voûte
Et, le front couronné du dôme verdoyant,
La belle enfant passa sous l'arbre en souriant.
Émus de nous sentir côte à côte, et timides,
Nous regardions nos pieds et les herbes humides.
Les champs autour de nous étaient silencieux.
Parfois, sans me parler, elle levait les yeux ;
Alors il me semblait (je me trompe peut-être)
Que dans nos jeunes coeurs nos regards faisaient naître
Beaucoup d'autres pensers, et qu'ils causaient tout bas
Bien mieux que nous, disant ce que nous n'osions pas.
Guy de Maupassant
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