10/01/2010
La pauvre fleur disait...
La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !
Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !
Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.
Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !
Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !
De Victor Hugo.
Ce soir, ça marche, je blogue de nouveau.
bonne soirée et à bientôt.
22:12 Publié dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note





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Commentaires
Très beau poème. La légèreté du papillon et le parfum de la rose, belle union.
Bonne nuit
Geneviève
Ecrit par : Geneviève | 10/01/2010
Ce poème est vraiment beau.
Bises et très bonne nuit
Biche
Ecrit par : Biche | 10/01/2010
Ah ! Les poèmes de Victor Hugo ! Quel régal. Tous ! Et Françoise Hardy aussi !
Bisous,
Aliette
Ecrit par : Aliette | 12/01/2010
beau poème et belles illustrations, bonne soirée Angélina.Renée
Ecrit par : Renée | 12/01/2010
Bonsoir Angelina
Je ne connaissais pas ce poème de Victor Hugo. Il ne doit pas être commenté souvent en classe. Tu l'as joliment mis en valeur.
Dommage que l'informatique ne transporte pas les odeurs.
Bises du grillon
Ecrit par : Christian | 12/01/2010
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