mardi, 04 décembre 2007
L'eau, c'est de l'or....
Les lionnes
Porte l'eau
Porte la vie
Du ciel à ton seau
Le jour et la nuit
C'est de l'or
Entre tes mains
Chaque jour qui passe
Fait la terre plus lasse
Porte l'eau
Porte-la bien
Surtout fait attention
Ne renverse rien
Fais l'effort
Tu le sais bien
Chaque jour qui passe
Fait la terre plus lasse
Mais tu sais les lionnes
Sont vraiment des reines
Leur amour elles le donnent
Et plus jamais ne le reprennent
Le soleil les assomme
Fait monter leur peine
Oui tu sais les lionnes
Sont vraiment, vraiment des reines
Porte l'eau
Porte la vie
Tu dois courber le dos
Pour un peu de pluie
C'est de l'or
Entre tes mains
Chaque jour qui passe
Fait la terre plus lasse
C'est l'espoir qui revient
C'est la vie qu'elles ramènent
Dans leur sceaux bien pleins
Fatiguées mais toujours sereines
De la terre et des hommes
Elles sont les gardiennes
Oui tu sais les lionnes
Sont vraiment, vraiment des reines
Yannick Noah
17:50 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 17 septembre 2007
Claude Barzotti (pour André)
Claude Barzotti
MARIA
Salut! Salut Maria, si je reviens ce soir, ce n'est pas un hasard
Dis, as-tu un moment je te jure que c'est important
Dis-moi, dis-moi Maria, te souviens-tu d'avant quand je venais te voir
Quand mes larmes d'enfant, te faisaient un miroir.
Ave, ave Maria j'ai usé mes genoux devant des cathédrales
Et abîmées mes joues à essuyer leurs larmes
Ave, ave Maria, je suis un enfant perdu, Marie je ne t'aime plus.
Pourtant, pourtant Maria, j'ai crié dans le noir, me suis cassé la voix
Quand, loin dans mon désespoir, tout seul je me tournais vers toi
Tu sais, tu sais Maria , tu sais les sauts de larmes, la peur et les mouchoirs
Qu'as-tu fait de tes armes et où est ton pouvoir.
Ave, ave Maria, je suis un enfant perdu, Marie je ne t'aime plus.
Écoute, écoute Maria, j'ai aimé d'autres dieux, j'en ai pris plein les yeux
Mais, moi je me suis perdu dans les fruits des fondus.
Et toi, et toi Maria, dans les petit matin, tu n'as pas pris ma main
Quand j'avais peur et froid, tu n'as rien fait pour moi.
Ave, ave Maria, je suis un enfant perdu, Marie je ne t'aime plus.
Écoute ma prière et conduis-moi vers Dieu
Dis-moi ce qu'il faut faire, dis-moi ce que tu veux
Maria, tu es sourde, Marie, écoute-moi
Ma foie est un peu lourde et tu ne m'entends pas.
Alors, alors Maria, j'ai joué à l'amour, en y trichant toujours
Mais, qu'on ne s'y trompe pas, y'a plus rien quand l'amour s'en va.
Tu vois, tu vois Maria, je ne crois plus en l'homme, je ne crois plus en dieu
Il n'y a plus personne pour me sécher les yeux.
20:17 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 08 septembre 2007
L'étrangère
Linda de suza
~
L'étrangère
Elle a les yeux noirs de sa mère
Et sa tendresse et ses colères
Elle ose dire qu'elle en est fière
L'étrangère
Elle a gardé une carte postale
De son village du Portugal
Elle a des souvenirs qui font mal
L'étrangère
Bien sur elle a changé de vie
Quand elle est arrivée ici
Elle n'avait pas un seul ami
L'étrangère
Elle s'est habituée à Paris
Elle aime les gens de ce pays
Et de fados en mélodies populaires
{Refrain:}
Elle chante avec du soleil dans la voix
Elle chante des amours qui n'existent pas
Elle chante pour les pauvres gens pour les rois
Elle chante tout ce qu'elle dit tout ce qu'elle croit
De ce côté de la frontière
Elle n'a jamais connu l'hiver
Elle sait le prix de la misère
L'étrangère
Elle n'a rien oublié de ceux
Qui chantent avec les larmes aux yeux
Alors elle est restée pour eux
L'âme fière
{au Refrain}
Elle aime les enfants, les rivières
Les grands gâteaux d'anniversaires
Les vacances au bord de la mer
L'étrangère
Elle a peur de te dire je t'aime
Elle est un peu cartomancienne
Elle a le cœur d'une bohémienne
L'étrangère
Elle ne sait pas bien dire pardon
C'est un volcan c'est la passion
C'est la douceur d'une fontaine
L'étrangère
Il faut la prendre dans tes bras
Il faut lui murmurer tout bas
Qu'elle n'a jamais été pour toi
Etrangère
Etrangère
~
Paroles: Didier Barbelivien.
Musique: Pascal Auriat
-
Site de Linda:
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mercredi, 05 septembre 2007
Un enfant peut faire chanter le monde
Un enfant peut faire chanter le monde
~
Un enfant peut faire chanter le monde
un seul homme peut le faire pleurer
Un enfant aura alors décidé
Que le monde chanterait désormais
Un enfant peut faire chanter le monde
Un seul homme peut le faire pleurer
Quand les enfants auront la parole
La tendresse aura gagné
-
Les enfants en ont assez de voir
Mal tourner un monde sans espoir
Ils ont décidé la fin de la violence
Et moi je leur fais confiance
Vous les grands, laissez-nous faire
Et bientôt ça ira mieux
Nous ferons tourner la terre
Du côté des jours heureux
-
{Refrain}
-
La victoire est dessinée dans leur sourire
Dans leurs yeux, je vois notre avenir
La sagesse alors vaincra toujours
La folie des hommes un jour
Au pays de nos merveilles
Nous irons quand tu voudras
Faites-nous la vie plus belle
Nous allons tout faire pour ça
~
Linda De Suza
14:11 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
jeudi, 09 août 2007
Quitter l'autoroute
Quitter l'autoroute
~
On est parti les chiens devant et les chevaux derrière
A la poursuite d'un cerf-volant d'une kermesse populaire
Comme disent tous les moulins à vent faut faire mais pas s'en faire
Les trains arrivent toujours à temps Monsieur le garde-barrière
A l'auberge du Panier Fleuri déjeuner de soleil
Un verre de rosé, des radis, la chanson des abeilles
Y a des moutons dans la prairie des nuages dans le ciel
On roule depuis deux heures et demi à l'allure coccinelle
{Refrain:}
Quitter l'autoroute
Pour voir les maisons, les saisons, les moissons
Des villages de France
Quitter l'autoroute
Pour voir les ruisseaux, les oiseaux, les châteaux
Des années d'enfance
Quitter l'autoroute
Pour voir les lapins, les chemins, le bon pain
Des villages de France
Quitter l'autoroute
Pour voir les fontaines, les châtaignes, les Verlaine
Des années d'enfance
C'est fou ce que ça peut être joli une départementale
C'est fou ce que les gens sont gentils loin de la Capitale
Les rossignols et les marquis dorment à la belle étoile
Elle est numéro un ici la musique des cigales
A l'auberge du Panier Fleuri on rencontre un poète
Qui nous dit "j'ai quitté Paris par la Nationale sept"
J'effeuille du lundi au lundi les roses et les pâquerettes
Je vous invite au bal de la nuit venez sur ma planète
Didier Barbelivien
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vendredi, 15 juin 2007
Cadeau
Paroles: Marie Laforet.
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Cadeau
Hier soir, dans la cuisine,
je préparais le dîner, quand mon petit garçon est entré.
Il m'a tendu un morceau de papier griffonné.
J'ai essuyé mes mains sur mon tablier,
et je l'ai lu. Et voici ce qu'il disait :
Pour avoir fait mon lit toute la semaine
3 francs
Pour avoir été aux commissions
1 franc
Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi tu allais aux commissions
1 franc 25
Pour avoir descendu la corbeille de papiers
75 centimes
Pour avoir remonté la corbeille de papiers
1 franc et 10 centimes
Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon
25 centimes
Total 9 francs et 85 centimes.
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Je l'ai regardé, il se tortillait en mâchant son crayon
et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire.
Alors j'ai repris son crayon, j'ai retourné la feuille et voilà ce que j'ai écrit :
Pour neuf mois de patience et douze heures de souffrance
CADEAU
Pour tant de nuits de veille, surveillant ton sommeil
CADEAU
Pour les tours de manège, les jouets, le collège
CADEAU
Et quand on fait le tour, le total de mon amour,
C'est CADEAU
-
Quand il a eu fini de lire, il avait un gros chagrin dans les yeux.
Il a levé la tete et a dit :
"M'Man, je t'aime trcs beaucoup"
Il a repris son papier, l'a retourné, et en grosses, grosses lettres,
a marqué :
"CADEAU"
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Et quand on fait le tour, le total de l'amour,
C'est CADEAU, C'est CADEAU
~
Marie Laforet
10:00 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 22 mai 2007
Quatre murs et un toit
Quatre murs et un toit
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Un terrain vague, de vagues clôtures, un couple divague sur la maison future.
On s'endette pour trente ans, ce pavillon sera le nôtre,
et celui de nos enfants corrige la femme enceinte.
Les travaux sont finis, du moins le gros oeuvre,
ça sent le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve.
Le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve.
Des ampoules à nu pendent des murs, du plafond,
le bébé est né, il joue dans le salon.
On ajoute à l'étage une chambre de plus, un petit frère est prévu pour l'automne.
Dans le jardin les arbres aussi grandissent, on pourra y faire un jour une cabane.
On pourra y faire un jour une cabane.
Les enfants ont poussé, ils sont trois maintenant,
on remplit sans se douter le grenier doucement.
Le grand habite le garage pour être indépendant,
la cabane, c'est dommage, est à l'abandon.
Monsieur rêverait de creuser une cave à vins,
Madame préfèrerait une deuxième salle de bain.
Ça sera une deuxième salle de bain.
Les enfants vont et viennent chargés de linge sale,
ça devient un hôtel la maison familiale.
On a fait un bureau dans la p'tite pièce d'en haut,
et des chambres d'amis, les enfants sont partis.
Ils ont quitté le nid sans le savoir vraiment,
petit à petit,vêtement par vêtement.
Petit à petit, vêtement par vêtement.
Ils habitent à Paris des apparts sans espace,
alors qu'ici il y'a trop de place.
On va poser tu sais des stores électriques,
c'est un peu laid c'est vrai, mais c'est plus pratique.
La maison somnole comme un chat fatigué,
dans son ventre ronronne la machine à laver.
Dans son ventre ronronne la machine à laver.
Les petits enfants espérés apparaissent,
dans le frigo, on remet des glaces.
La cabane du jardin trouve une deuxième jeunesse,
c'est le consulat que rouvrent les gosses.
Le grenier sans bataille livre ses trésors,
ses panoplies de cow-boys aux petits ambassadeurs,
qui colonisent pour la dernière fois la modeste terre promise,
quatre murs et un toit.
Cette maison est en vente comme vous le savez,
je suis, je me présente, agent immobilier.
Je dois vous prévenir si vous voulez l'acheter,
je préfère vous le dire cette maison est hantée.
Ne souriez pas Monsieur, n'ayez crainte Madame,
c'est hanté c'est vrai mais de gentils fantômes.
De monstres et de dragons que les gamins savent voir,
de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures,
"finis tes devoirs", "il est trop lourd mon cartable",
"laisse tranquille ton frère", "les enfants : à table !".
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Bénabar
"Voir petite vidéo dans ma colonne de droite" ...> >
et bonne soirée
18:45 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mercredi, 16 mai 2007
Ma liberté de penser
(Florent Pagny)
~
Ma liberté de penser
~
Quitte à tout prendre prenez mes gosses et la tele,
Ma brosse a dent mon revolver la voiture sa c’est déjà fait,
Avec les interdits bancaires prenez ma femme le canapé,
Le micro onde, le frigidaire,
Et même jusqu'à ma vie priver
De toute façon a découvert, je peut bien vendre mon âme aux diable,
Avec lui on peut s’arranger,
Puisque ici tout est négociable, mais vous n’aurez pas,
Ma liberté de penser.
Prenez mon lit, les disques d’or, ma bonne humeur,
Les petites cuillères, tout ce qu’a vos yeux a de la valeur,
Et dont je n’est plus rien a faire, quitte a tout prendre n’oublier pas,
Le shit planquer sous l’étagère,
Tous ce qui est beau et conte pour moi, préfère que sa parte a l’abbé Pierre,
Je peux donner mon corps à la science,
Si y’a quelque chose a prélever,
Et que sa vous donne bonnes conscience, mais vous n’aurez pas,
Ma liberté de penser.
Ma liberté de penser.
Je peux vider mes poches sur la table,
Sa fait longtemps qu’elles sont trouées,
Baisser mon froc j’en suis capable, mais vous n’aurez pas,
Ma liberté de penser.
Quitte à tout prendre et tout solder,
Pour que vos petites affaires s’arrangent,
Je prend juste mon pyjama rayer, et je vous fait cadeaux des oranges,
Vous pouvez même bien tout garder,
J’emporterai rien en enfer,
Quitte à tout prendre je préfère y aller,
Si le paradis vous est offert,
Je peux bien vendre mon âme au diable,
Avec lui on peut s’arranger,
Puisque ici tout est négociable, mais vous n’aurez pas,
Non vous n’aurez pas,
Ma liberté de penser.
Ma liberté de penser.
...
14:44 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 11 mai 2007
Maintenant Je sais
Maintenant je sais
~
Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS
C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes 18 ans
J'ai dit, JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS
Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !
Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !
Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :
"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
j'peux pas mieux dire, il fait très beau !
C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !
Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais
Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?
Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !
La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !
~
Jean Gabin
15:42 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 24 avril 2007
Raconte-nous le temps
Raconte-nous le temps
Où l'on vivait sur terre
Redis-nous les printemps
Les forêts, les rivières
Rechante-nous le vent
Décide des nuages
Fais le bruit du torrent
Des vagues sur les plages
Explique-nous les mers
Les océans profonds
L'écume, les marées
La ligne d'horizon
Cette ligne qui fuit
Quand on s'approche d'elle
Fais-nous voir le jour
Parle-nous du soleil
Le soleil c'est le phare de la terre
L'immobile lumière
Le regard de la vie, de la vie
C'est de lui que tout vient
C'est vers lui que l'on va
C'est la femme, la mère
L'amante, c'est l'amie
Et puis c'est un très grand artiste
C'est un aquarelliste
Un faiseur de décors, de décors
Enfin c'était la vie
Avant que tout soit mort
Raconte-nous le temps
Où l'on vivait sur terre
Reparle-nous encore
Du paradis perdu
Récite-nous la pluie
Les éclairs, les tonnerres
Et ces champs qui s'étendent
Jusqu'à perte de vue
Moi je ne comprends pas
Comment il peut se faire
Qu'on puisse voir plus loin
Que ce mur tout là-bas
Tu me dis avoir vu
La courbure de la terre
Et le ciel par-dessus
Qui ne s'arrêtait pas
Toi l'enfant au regard qui s'arrête
Aux pas qui se répètent
Sur les murs des couloirs, des couloirs
Comment t'éparpiller
En milliards de parcelles
Comment te faire plonger
Dans l'abîme du ciel
Enfant aux nuits artificielles
À la vie irréelle
Je ne pourrai jamais, plus jamais
Te montrer que le ciel
C'est l'écrin du soleil
Ne parlons plus du temps
Où l'on vivait sur terre
Ne parlons plus du temps
Où l'on vivait dessus
~~~
Georges chelon
10:45 Publié dans Paroles | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note










