10/01/2010

La pauvre fleur disait...

 La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. Je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !



Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi !

 

De Victor Hugo.

 

 

Ce soir, ça marche, je blogue de nouveau.

bonne soirée et à bientôt.

17/12/2009

NOEL DE LA RUE

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Le Noël de la rue

*** 

 

Le Noël de la rue

Petit bonhomme où t'en vas-tu
Courant ainsi sur tes pieds nus
Je cours après le Paradis
Car c'est Noël à ce qu'on dit...


Le Noël de la rue
C'est la neige et le vent
Et le vent de la rue
Fait pleurer les enfants

La lumière et la joie
Sont derrière les vitrines
Ni pour toi, ni pour moi
C'est pour notre voisine

Mon petit, amuse-toi bien
En regardant, en regardant
Mais surtout, ne touche à rien
En regardant de loin...

Le Noël de la rue
C'est le froid de l'hiver
Dans les yeux grands ouverts
Des enfants de la rue


Collant aux vitres leurs museaux
Tous les petits font le gros dos

Ils sont blottis comme des Jésus
Que Sainte Marie aurait perdus...

Le Noël de la rue
C'est la neige et le vent
Et le vent de la rue
Fait pleurer les enfants


Ils s'en vont reniflant,
Ils s'en vont les mains vides
Nez en l'air et cherchant
Une étoile splendide.

Mon petit, si tu la vois
Tout en marchant bien droit
Le Noël de la rue
C'est au ciel de leur vie
Une étoile endormie
Qui n'est pas descendue...

HENRI CONTET

 

15/12/2009

C'est Noël tous les jours

 

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C’est Noël tous les jours

***

C'est Noël chaque fois qu'on essuie une larme dans les yeux d'un enfant
C'est Noël chaque fois qu'on dépose les armes chaque fois qu'on s'entend
C'est Noël sur la terre chaque fois qu'on arrête une guerre et qu'on ouvre ses mains
C'est Noël chaque fois qu'on force la misère à reculer plus loin

C'est Noël sur la terre chaque jour. Car Noël, ô mon frère, c'est l'Amour

C'est Noël quand nos coeurs oubliant les offenses sont vraiment fraternels
C'est Noël quand enfin se lève l'espérance d'un amour plus réel
C'est Noël quand soudain se taisent les mensonges faisant place au bonheur
Et qu'au fond de nos vies, la souffrance qui ronge trouve un peu de douceur

C'est Noël sur la terre chaque jour. Car Noël, ô mon frère, c'est l'Amour

C'est Noël dans les yeux de l'ami qu'on visite sur son lit d'hôpital
C'est Noël dans le coeur de tous ceux qu'on invite pour un bonheur normal
C'est Noël dans les mains de celui qui partage aujourd'hui notre pain
C'est Noël quand le gueux oublie tous les outrages et ne sent plus sa faim.

C'est Noël sur la terre chaque jour. Car Noël, ô mon frère, c'est l'Amour.

29/06/2009

La légende de l'âne et...

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La légende de l'âne et du puits

*

Un jour , l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître. De toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.
Il a invité tous ses voisins à venir l'aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à boucher le puits.
Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui l'âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter !

La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui nous permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais. Ne jamais abandonner ! secouez-vous et foncez !

Rappelez-vous ces cinq règles simples pour être heureux :

1. Libérez votre coeur de la haine.
2. Libérez votre esprit des inquiétudes.
3. Vivez simplement.
4. Donnez plus.
5. Attendez moins.

Auteur inconnu

30/04/2009

Des brins de muguet

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Le Muguet

Cloches naïves du muguet,

Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,

Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager

Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,

Les fillettes s'en vont au bois

Rejoindre les fées qui, déjà,

Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

Maurice Carême

18/04/2009

La campagne

Les amis d’enfance

Je me souviens du grand cheval

Qui promenait tête et crinière

Comme une, grappe de lumière

Dans la nuit du pays natal.

Qui me dira mon chien inquiet,

Ses coups de pattes dans la porte,

Lui qui prenait pour un gibier

Le tourbillon des feuilles mortes?

Maintenant que j’habite en ville

Un paysage sans jardins,

Je songe à ces anciens matins

Tout parfumés de marguerites.

                      René Guy Cadou

 

 

21/03/2009

Mon petit cheval poêtique

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"La célébrité, c'est l'avantage d'être connu de ceux qui ne vous connaissent pas."

 CHAMFOR

.
"Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images"

JEAN COCTEAU 

.

 Le travail de la pensée ressemble au forage d'un puits ; l'eau est trouble d'abord, puis elle se clarifie.

[PROVERBE CHINOIS]

. 

Il pousse plus de choses dans un jardin que n'en sème le jardinier.

 [PROVERBE ESPAGNE]

.

 « Le problème avec la poésie : elle embellit tout !»

VINCENT ROCA

.

 "Aimer jusqu'à la déchirure. Aimer, même trop, même mal. Tenter, sans force et sans armure, D'atteindre l'inaccessible étoile... " JACQUES BREL

-Hier je fus cheval
Avant hier oiseau
Encore avant poisson

J'ai galopé dans la prairie
J'ai volé dans le ciel
J'ai nagé dans la mer

Aujourd'hui je marche sur la terre

Je regarde le monde
Et je reconnais
L'herbe de la prairie
Les nuages du ciel
Les vagues de la mer

Je rêve et me souviens
De ce que je suis


Jacques CHARPENTREAU "Le fantastique en poésie" ed. Gallimard, 1980.

02/01/2009

Quand la neige tombe

Quand la neige tombe,
Est-ce une colombe
Qui secoue au vent
Son plumage blanc?
Ou tout un cortège
De blancs perce-neige
Qui suit en dansant
Le Prince Charmant?
Annaïk Le Leard

22/12/2008

Les sapins

 

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Les sapins

Les sapins en bonnets pointus
De longues robes revêtus
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les sapins qui sur le Rhin voguent
Dans les sept arts endoctrinés
Par les vieux sapins leurs aînés
Qui sont de grands poètes
Ils se savent prédestinés
A briller plus que des planètes
A briller doucement changés
En étoiles et enneigés
Aux Noëls bienheureuses
Fêtes des sapins ensongés
Aux longues branches langoureuses
Guillaume Apollinaire

21/11/2008

Paysage

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Paysage

Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde ;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver d'éternité.

Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement.
Je verrai les printemps, les étés, les automnes ;
Et quand viendra l'hiver aux neiges monotones,
Je fermerai partout portières et volets
Pour bâtir dans la nuit mes féeriques palais.
Alors je rêverai des horizons bleuâtres,
Des jardins, des jets d'eau pleurant dans les albâtres,
Des baisers, des oiseaux chantant soir et matin,
Et tout ce que l'Idylle a de plus enfantin.
L'é
meute, tempêtant vainement à ma vitre,
Ne fera pas lever mon front de mon pupitre ;
Car je serai plongé dans cette volupté
D'évoquer le Printemps avec ma volonté,
De tirer un soleil de mon coeur, et de faire
De mes pensées brûlants une tiède atmosphère.

Charles Baudelaire

 

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